Dimanche 14 décembre 2008

Il y’a tellement de choses que j’aimerai te dire

Celles qui sont interdites et qui font  souffrir

J’aimerai que tu me prennes encore dans tes bras, juste une dernière fois

C’est si doux avec toi

Ta voix apaise mes peines et je me sens étrangère à toute cette haine qui véhicule en mes veines

J’ai envie de te toucher mais je n’ose pas m’approcher

J’ai tellement peur de me réveiller

Avec toi, je ne me pose, aucune question

Je vis le temps présent comme emportée par un tourbillon

La douceur de ton âme se reflète dans tes yeux

Quant ils se déposent sur moi, je ne fais qu’un seul vœu

Celui de la promesse d’un tendre baiser que j’aurai pu te voler

Mais voilà tu te caches  et m’abandonne ici

Tu me manques tant si tu savais

Mon seul plaisir de la journée est de me retrouver dans les bras de Morphée

Dieu qui me permet de te retrouver par l’esprit

Aimes moi je t’en prie

 

Matrouchka

                               Une rencontre au hasard…

 

Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 25 novembre 2008

Je devine l'ombre de ta douleur

Je vois la pénombre de ton coeur

Au delà de tes apparences, je te perçois dans le brouillard de toi même

Ton âme endolorie, je ne peux que bien la cerner car de ce même tourbillon j'essaye de me sauver


Impossible de secourir un ange blessé quand celui-ci refuse de se libérer du fardeau qu'il s'est imposé

C'est seulement quand tu seras prêt que je pourrais peut être t'aider à te délivrer de ce bourreau que tu t'es crée


Je te regarde et je devine ce que tu es

Tu t'enfermes dans une cage de chagrin

Ton âme est trop belle pour la dissimuler derrière ce regard cristallin

Arrête donc de cacher tes plaies.

Je suis là pour  t'épauler


A un ami...monsieur...K


Matrouchka


Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 22 novembre 2008

Tu sais Maman, il est difficile de grandir, loin de toi, loin de tes bras

Ici, tout va bien, ne t"inquiètes pas pour ta fille mais voilà, c'est juste que parfois ce n'est pas évident.

Je travaille dur mais mon boulot me plait, je m'investis beaucoup et j'aime apprendre car dans mon métier, tu sais maman, on en apprend tous les jours!

Les rencontres sont des vraies leçons de vie, les discussions des ouvertures sur l'existence des autres et ça fait du bien de partager ses expériences.

Tu sais maman, je me sens seule parfois et c'est si difficile loin de tes bras

Ils ont toujours été mon seul refuge, mon nid douillé dans lequel je pouvais rêver.

Tu me connais, je suis toujours la même, je parle, je ris, je rencontre des gens et je vis tout intensement

Mais tu sais maman, il y'a tellement de choses que j'aimerai te dire, ces choses si importantes pour moi

Les choses m'échappent parfois et ça me fait peur,

J'ai peur que tu me juges maman, un peu comme ces autres que je connais

Pourquoi est-on obligé de juger maman, pourquoi?

Tu sais maman, tu es un exemple de courage pour moi

Petite femme qui prend tout le temps la vie avec le sourire même si parfois derrière celuic-i se sont des larmes et des tourments qui se cachent.

Tu sais maman, mes secrets me pèsent parfois, mais je n'ai pas le choix, je dois les garder pour moi!

Quand je regarde la photo de nous deux exposé dans ma chambre, tu sais celle où j'ai un an et toi qui me regarde amoureusement, j'ai les larmes aux yeux!

Qu'est ce que le temps passe vite maman,

Aurais-tu un jour pensé que ton bébé pouvait devenir ce bout de femme désorienté?

Le téléphone sonne maman, c'est toi au bout du fil, donc je vais te laisser ces quelques lignes pour te parler.

Ha oui, une dernière chose maman,

Tu me manques, je t'aime.

Matrouchka

Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 18 novembre 2008
Elle marche dans la rue d’un pas assuré et s’élance dans le vent à l’assaut des rues.
Elle déambule, sûre d’elle, un léger sourire au coin des lèvres et ce regard dirigé droit devant. Toujours droit devant.
Au milieu du monde, elle parle, elle discute, on n’entend qu’elle.
De sa voix portante elle s’écrit de ses dernières aventures, elle rit d’elle-même et alors tous le monde la remarque.
Elle affirme ce qu’elle pense, quitte à crier pour se faire entendre.


Haaa, cette fille-là a tout pour elle et elle le sait. C’est énervant ! Non ?

Elle m’exaspère à toujours se faire entendre, à parler plus fort que tous le monde ! Pour qui se prend t’elle à écraser tous le monde ?

Et si… Et si finalement elle cherchait tout simplement... à être aimer ?
Tous ses sourires ne quémanderaient-ils pas juste un peu d’amour ? De l’attention, un œil complice, une amitié ?
Mais regardez là donc ! Elle pétille, elle s’évertue de ses grands sourires charmeurs, mais n’est ce pas une larme qui se reflète au fond de ses yeux ?
Qui peut être joyeux sans cesse, tout le temps ? Oh personne, ça je l’ai compris depuis longtemps.
Est-elle donc une usurpatrice ? Oh oui, une menteuse, une charmeuse aux masques multiples pour ravir ceux qui l’écoutent.

Oui j’en suis sûre, car moi j’entends bien plus...
Si elle garde la tête si haute c’est qu’elle sait qu’elle peut s’écrouler à tout moment… Si elle imprime un sourire éternel sur ses lèvres c’est pour ne pas attirer l’attention sur ses yeux qui pleurent… Si elle s’évertue à parler si fort c’est pour ne pas entendre l’inquiétant silence… 

Elle n’est donc pas celle qu’elle veut faire croire ! Ne s’en rendent-ils pas compte ? Et lui ? Pourquoi lui sourit-il et s’éloigne t’il alors qu’elle veut juste qu’on lui murmure « ne t’inquiètes pas » ?? Pourquoi ? Pourquoi ?
Et pourtant ces yeux ! Juste là en face de moi ! Ils en disent tant… Ha si seulement je pouvais lui dire de cesser de masquer sa vraie beauté sous tous ses artifices… Je pourrais certainement l’apprécier à sa juste valeur…
Elle se lève alors, plongeant ses prunelles brunes sur mon regard inquisiteur et rejetant ses mèches rebelles sur le côté de son visage. Elle me sourit et prends alors place à mes côtés.
« Tu en penses quoi toi ? ».
Mes doutes se confirment, elle n’est pas ce qu’elle montre, sinon comment expliquer qu’elle s’intéresse à moi ? Moi la timide, moi l’introvertie, moi l’insipide ?
Je lui rend son sourire et nous parlons, mais bien plus avec nos yeux qu’avec nos paroles.

C’est ainsi qu’une belle amitié est née, par de simples regards pour commencer.
C’est ainsi que j’ai rencontré ma sœur d’âme, celle qui se cachait derrière ces carapaces...
Par Fée - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 16 novembre 2008
Quand elle marche dans la rue et que les gens la regardent,
elle a l'air d'avoir si confiance en elle,

Quand elle parle d'elle, elle se dit si jolie avec tellement d'aisance,
elle est sûre d'elle, c'est évident,

Quand les hommes l'abordent, elle les ignore car elle en a assez de se faire aborder, regardez moi cette garce comme elle peut être sûre d'elle!

Quand elle reçoit des amis chez elle et qu'elle cuisine pour eux, ils aiment ce qu'elle fait et elle leur dit trouver cela normal, elle cuisine bien!
elle est si sûre d'elle!

Comment peut-elle être si sûre d'elle?
Qui peut dire qu'elle est sûre d'elle?
Qui peut dire que ces sourires et cette aisance ne cachent pas un mal être de plus en plus grandissant?

Elle doute d'elle,
Elle doute de ce qu'elle est

Vous voulez savoir?
Elle se trouve tellement laide,
Elle se trouve tellement bête,
Elle a tellement perdu confiance en elle,
Elle a si peur,

Chuttt, elle joue bien n'est-ce pas?

On peut paraitre tellement différent de ce que nous sommes parfois...
Il est si facile de tromper son monde...
Qui arrive a lire dans son regard?
Personne...sauf...son âme soeur

Matrouchka, un petit clin d'oeil particulier pour sa soeur d'âme
Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Jeudi 13 novembre 2008
Oh hé du bateau !
La petite Matrouchka est attendue à l’accueil !
Bon allez grouille-toi ma grosse, ça fait trop longtemps que tu traînes là et du coup bein on s’ennuie et notre blog se meurt… Déjà qu’on ne peut pas dire qu’il était très vivant, le peu de personnes qui nous montraient de l’intérêt s’envolent ! Hééé non revenez !

Bon bref, ainsi va la vie comme dirait mon ami Michel Fugain. Et oui, les aléas de la vie font que l’inspiration s’amenuise ou même encore que le temps s’essouffle pour laisser libre court à nos échanges virtuels.
Et pourtant, attention, on n'a pas le droit de manquer un instant de joie, sois heureux jusqu'à en crever et pour l'âme immortelle, on verra si c'est vrai ! la la la la.
Et oui, c’est à cause de moi s’il pleut, il faut que j’arrête de chanter.
Bon et bien après tout ce temps un petit résumé de mon impassible vie s’impose !
Amour, santé, travail, on va faire succinct avec les points qu’on punaise le plus souvent au-dessus de nos existences.

Amour :
Ha l’amour ! Et bien… Aimer jusqu’à la déchirure, aimer, même trop, même mal, tenter, sans force et sans armure d’atteindre l’inaccessible étoile… Jacques Brel (oui oui je vais tous les faire).
Et bien aimer… De ce côté là je suis chanceuse, mon inaccessible étoile se rapproche inexorablement de mon chemin et j’aime, sans condition, j’aime aimer, j’aime celui que j’aime. J’ouvre les yeux sur mon existence et je me demande à chaque fois comment je faisais pour vivre sans lui. Il est là, il est tout, mon ancre, ma force, mon désir…
J’AIME !

Santé :
Fatigué, fatigué, fatigué du mensonge et de la vérité que je croyais si belle, que je voulais aimer, et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué, fatigué d'habiter sur la planète Terre, sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable sur cette fausse étoile perdue dans l'univers…

Quizz : qui est le chanteur de ces paroles ?
Et bien hormis cette fatigue perpétuelle qui me fait m’endormir n’importe où je me trouve tant que c’est l’heure, (et oui, 23h pétantes, que je sois dans le canapé, dans mon lit, sur le trône, qu’importe : pouf ! Dodo ! ) je pense que ma santé se porte au mieux. Je réalise que je suis même chanceuse… Je fais en ce moment des visites quotidiennes dans un hôpital, pour voir une personne de ma famille hospitalisée et c’est dans ces lieux là qu’on se rend compte de la chance que l’on a d’être à notre place.
Cette femme dans le parking tenant à peine sur ses jambes, le contenu de son sac étalé au sol, le regard hagard et le mascara dévalant les cascades salées de ses joues… Ce jeune homme les yeux embués, ravalant ses larmes, fuyant dans les escaliers… Cette vielle femme, en pyjama rose, perdue au milieu du hall, contemplant ses pantoufles en mousse… Cet homme assis sur son lit, lisant son journal, l’air si banal et normal mais qui pourtant ne doit cesser de penser à cette tumeur qui ronge son cerveau… L’hôpital… 
Un lieu où la santé s’offre au plus chanceux et d’où j’en réchappe le cœur serré mais l’esprit soulagé d’être à ma place…

Travail :
C'est dur de travailler, tous les matins, matins faut se lever ! Faut quitter son p'tit dodo pour s'en aller au boulot, pas question une seule fois d'oublier…
Et oui, Dorothée a tout compris à la dure vie du travail ! Le travail c’est dur ! Le travail c’est moche ! Le travail c’est… indispensable.
Et pourtant il autant plus dur quand on doit faire face à un vieux snobinard à lunettes qui prout plus haut que ses fesses et qui reste persuadé que le monde lui appartient. D’autant plus dur quand on le voit passer son temps à poignarder les autres dans le dos et à savoir pertinemment qu’il en fait de même avec vous ! Et en plus pour couronner le tout monsieur est un sexiste de première ! Pas de poids entre les jambes, circulez, vous ne méritez rien ! Du coup, depuis que monsieur n°2 alias « celui qui glandouille » a fait son apparition dans mon bureau, il est dur de rivaliser ! Et oui, même avec quelques piqûres de testostérone je ne lui arriverai jamais à la cheville ! Donc je fais tout le boulot, Monsieur Glandouille fume ses clopes et boit son café, et à la fin du mois il est pour qui le jackpot ? Bein oui, pour monsieur Glandouille ! Je ne suis qu’une faible femme, celle qui ne veut pas travailler (mais qui pourtant travaille) et lui il est celui qui n’a pas peur de faire des heures (mais qui ne fait rien). Haaaa, la logique de la vie parfois, faudra m’expliquer, j’ai du mal !
Mais Monsieur Glandouille est futé, il sait y faire pour amadouer le patron.

Déjà il a très vite appris la première leçon : ne jamais contredire le boss, toujours hocher la tête, sourire à ses blagues vaseuses et être toujours du même avis que lui.
1 point pour lui / 0 pour moi
et oui, la femelle que je suis passe son temps à donner son opinion, à souffler quand elle en a marre, à lever les yeux au ciel et à parler mal !

Deuxième leçon : avoir toujours l’air occupé et actif. Ça il le fait bien devant le patron, y’a pas à dire, mais il a oublié dans l’apprentissage de cette leçon que la secrétaire en face de lui est plus maligne que lui ! Faudrait peut-être que je lui apprenne le « alt-tab » sur l’ordinateur, ça l’aiderait à aller plus vite pour passer d’une fenêtre à l’autre, soit de son beau document Word de travail à la fenêtre Internet de ses mails perso… C’est même rigolo de le voir s’évertuer sur sa souris pour vite faire apparaître le bon document ! Je m’amuse d’ailleurs à  faire plusieurs tests par jour. Cela consiste à me lever ; écouter les clic-clic affolés de sa souris pour ne pas que je le surprenne en flagrant délit de glandouillage, puis me rasseoir, car oui je suis une femme et donc je change souvent d’avis, je ne voulais pas me lever finalement. Pause. Puis ho finalement si, je vais me lever. Clic-clic affolés !
Haaa, je pourrais même lui faire jouer de la musique :
Clic-clic-CLIC- We will we will rock you – Clic-Clic-CLIC !
1 point pour lui / 3 points pour moi (car je m’amuse quand même, ça mérite bien 3 points).

Troisième leçon : quand le boss n’est pas là, les souris dansent. Alors on arrive en retard, on part manger plus longtemps que prévu et le summum : les pauses café/clopes se multiplient et s’éternisent ! Ha et puis aussi, on disparaît parfois, sans rien dire, pendant plus d’une heure. Il doit jouer à cache-cache peut être ? En tout cas je ne me suis jamais amusé à le chercher… Ha et bien sûr on cesse de danser quand le boss est là, et même qu’on reste un peu plus longtemps le soir pour faire style « je suis consciencieux, je travaille beaucoup ».
3 points pour lui / toujours 3 pour moi

Quatrième et ultime leçon : ne rien faire de plus que ce qu’on nous demande. Donc si on ne nous dit pas de ranger le paquet de feuille sur la table, on ne le fait surtout pas !! Quoi ??? Anticiper ??? Ha, ce verbe est banni du vocabulaire de cette 4ème leçon ! Ne rien faire est le mot d’ordre ! On simule, on pianote son ordi, on répond au téléphone, mais c’est tout ! De toute façon, la femelle fait tout… Et en effet, la stupide femelle qui ne sait pas rien faire fait tout… Alors forcément quand le paquet de paperasse est pas rangé, c’est sa faute.
8 points pour lui (faut avouer qu’il est fort) / -2 pour moi.

Faut que je me fasse une raison… Malgré mon ancienneté dans la boite, malgré le travail accompli, malgré mes avis pertinents, je ne lui arriverai jamais à la cheville car c’est prouvé scientifiquement : les testicules ça ne poussent pas du jour au lendemain.
Celui qui peut me prouver le contraire m’embauche !!



Par Fée - Publié dans : Blabla de nanas - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 28 octobre 2008
Qui ne sait jamais posé la question?
Qui suis-je?
Comment les gens me percoivent-ils?
Ma façon d'agir avec les gens le laisse t-elle croire telle ou telle chose sans que moi même je ne réalise mon comportement?
En ce moment, je fais pas mal de rencontres, des hommes, des femmes et je trouve cela vraiment génial.
De ces rencontres, il ressort du positif, les gens ont tendance à dire que je suis une fille souriante et avenante et qu'ils se sentent en confiance avec moi alors, ils se confient...et nous discutons, de tout et de rien, de la vie en gérénale, des soucis en particulier...mais...

Et oui, ce mais qui bousille toujours tout dans une rencontre, dans une relation.
Le négatif maintenant: ce côté trop sociable, trop avenant, trop confident...surtout avec vous, les hommes.
On se pose tous cette question :
L'amitié homme/femme existe t-elle vraiment? sans détour et catégoriquement pour moi la réponse est non!
Non ce n'est pas possible car nous nous regardons l'un l'autre comme une relation amoureuse ou sexuelle exploitable!
J'en suis la preuve vivante.
Mes rencontres du moment sont enrichissantes car je refais le monde avec des inconnus, rencontrés par ci, par là, par le biais d'autres amis, au détour d'un café.
Dans ces rencontres, pas mal de femmes, mais aussi d'hommes.
Les même sujets sont abordés, les même arguments avancés et pourtant...
Des que je commence à me lier d'amitié avec un homme, au détour d'un regard, il essaye. Ils finissent tous un jour par essayer...ils se disent "elle est avenante, elle s'interesse à moi, tiens, pourquoi pas me l'a faire, ça devrait marcher je suis sûr!" et boum ils tentent!!!

De ceci, voilà ce que j'en pense : Pas d'amitié possible entre mâles et  femelle car anthropologiquement nous sommes fait pour s'attirer !

Et voici ce que je ressens, la terrible envie de fuir et disparaitre, la terrible envie d'être une autre.
Quand je suis moi même et que je commence à sympathiser, à m'interesser, discuter sans nécessairement me dévoiler ou du moins sans nécessairement dévoiler ma vie privée (parce que je pense qu'en discutant, on se dévoile toujours un peu en tant qu'être) l'Homme en face n'attend qu'une chose, m'avoir

Difficile dans ces circonstances là de vouloir continuer à être moi même.
Quand je suis moi, j'ai peur, peur que mon comportement soit mal interprêté, peur que l'autre en face n'attende plus que ce que je désire lui donner.

Alors, oui, qui suis-je réellement?
Cette allumeuse qui parle avec tout le monde et qui laisse croire certaines choses ou tout simplement une fille trop, trop souriante, trop à l'ecoute des autres?
Qui suis-je ? cette terrible image dans le regard des autres ou bien celle que je crois?
Une fille simple et sincère qui ne cesse de donner aux autres sans avoir peur de donner trop d'elle même?
Le regard des hommes aujourd'hui me fait peur, il m'emprisonne dans un rôle que je ne veux pas jouer et j'ai parfois l'imrpession d'être ficellée dans des mailles de désir.
Dois-je changer? En suis-je vraiment capable? N'y a-il pas des hommes désinteressés?

Le sujet est toujours le même, qui accomplit des actes désinteressés?
Qui suis-je et vers où vais-je ?
Suis-je vraiment celle que vous me faite croire que je suis à travers vos regards ou suis-je celle que je connais ?

Qui suis-je?
Saurais-je un jour moi même me trouver dans ce brouillard de douleur?
Saurais-je un jour m'accepter à travers vos regards de désir infecte?
J'ai envie parfois d'être une reine de glace qui habite dans un palais de froideur mais je n'y arrive pas, le soleil fait fondre toute cette neige de distance et d'indifférence à mon insu...je suis quelqu'un au coeur chaud...et pourtant, je suis bien seule.

Matrouchka
Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Philo de nanas ! - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 22 octobre 2008
Doucement s’éclairent mes idées alanguies
J’aurai bien cru pourtant que cela passerait
C’était sans compter toute ma mélancolie
Qui me guette puis me chavire sans arrêt

Lentement s’opère la mince conversion
Celle des imparfaits fleurissant en corolle
Et puis ce poison, toujours ce même poison
Qui se fixe en mes veines comme de la colle

J’ai beau sourire et toujours faire comme-ci
Rien n’enlève cette douleur dissimulée
Elle fait partie intégrante de ma vie
Alors je finirai un jour par l’accepter

C’est un petit secret au fond de mon jardin
Claustré, invisible pour qu’on ne le soupçonne
Une affliction incessante au creux de mes mains
Telle une géhenne clandestine, sans personne

L’inavouable qui se meurt entre mes mots
Dans un souffle, une larme, un regard vide
Uniques témoins de mes douleurs et mes maux
Car le reste s’épanche dans ma solitude

Ces détails fugitifs semés dans mes journées
C’est ma manière d’avouer l’inavouable
Pour étouffer tout ce que je voudrais crier
Oter un instant de ma vie le méprisable.

Fée
Par Fée - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Vendredi 17 octobre 2008
C’est drôle comme parfois certaines rencontres peuvent marquer toute une vie. Il suffit de les croiser une fois pour ne plus jamais les oublier, telle une image tatouée en secret tout au fond de nos yeux. C’est ces rencontres là qu’on préserve de notre quotidien, qu’on garde en mémoire pour y repenser quand on en a le plus besoin.

Cela fait déjà un an pour moi que cette rencontre a eu lieu et pourtant il me semble que c’était hier… Je suis sûr aujourd’hui qu’elle n’était pas hasardeuse, bien au contraire. Cela est peut être une preuve que chaque chose est écrite pour chacun… Les bonnes personnes, au bon moment…
Je me relate souvent notre premier échange. Un regard. Juste un regard. C’est peu de chose me diriez-vous et pourtant… Il y a eu tant d’échanges en ce seul et même regard !

J’étais assise dans la salle d’attente, sur un clic-clac défraîchi aux couleurs bleu pâle. La pièce était petite, de vieux rideaux sombres masquaient le soleil de cette belle journée et tout me semblait alors bien illusoire. J’attendais, les yeux dans le vague, pensant encore et encore, bien plus que la raison ne l’autoriserait. La fin du monde était tombée sur mes épaules quelques jours plus tôt et les piliers de mon existence s’étaient effondrés. Et oui, c’était donc ça la douleur ! Je croyais la connaître pourtant, mais ça n’avait été jusque là qu’un avant goût, un peu comme de l’eau glacée qu’on ne touche que du bout des doigts. Ce jeudi là on m’avait plongé entière dans ces flots gelés et ma tête avait encore du mal à émerger.

Les larmes s’arrimaient au bord de mes paupières et une immense boule entravait ma gorge. C’est drôle de voir comme la vie suit son cours même lorsqu’elle nous semble ne plus avoir de sens… On souffre, on meurt et pourtant on s’anime, on parle, on sourit… Notre intérieur est dévasté cependant une force inconnue nous pousse à sauver les apparences et paraître en surface aussi naturel que possible. On se sent si seul dans ces moments là… Si seul… On aimerait tant un regard compréhensif, un geste, une parole ! N’importe quoi mais être compris, sans le dire…

Soudain des voix se sont fait entendre de l’autre côté de la porte. Mon amie a fini sa consultation et la porte s’ouvre sur ses joues rosies et souriantes. Je me relève et c’est là que j’ai croisé les prunelles de cette grande dame brune…
Les secondes semblèrent durer des heures tandis que son regard me transperçait. Elle savait. Elle comprenait. De ses deux pupilles sombres elle lisait en moi. Je ne saurai exprimer l’effet produit… Du réconfort… Oui un immense réconfort de pouvoir avouer sans le dire sa douleur, être entendu sans parler, être compris au-delà de sa carapace et des apparences… Voilà la rencontre qui a marqué ma vie, celle qui en quelques secondes seulement m’a ôté de ma terrible solitude… D’un seul regard…

Ne dit-on pas que les yeux sont les reflets de l’âme ?
Par Fée - Publié dans : Esquisses de nanas - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 13 octobre 2008

L’échiquier du mal



 
Nous sommes tous les pions de notre propre échiquier.

Gouverneurs  de notre sort, nous pensons le maitriser mais ce roi sait mieux que nous comment nous mater.

Notre vie est faite de cases noires de tourments et blanches de paix.

La douleur est la reine, notre ennemi juré.

Vêtue de  noir, elle repend le mal grâce à ses petits soldats entrainés à combattre sans relâche pour assassiner notre semblant de sérénité.

Alors que nous luttons pour obtenir ce bonheur si mérité, sournoise et sans relâche, elle recherche par tous les moyens comment atteindre notre âme décharnée.

Son cavalier de la mort brandit son épée ensanglantée pour mieux nous terroriser.   

Belliqueuse, elle connait depuis toujours les tactiques pour faire un échec au roi de notre cœur.

Notre tour de paix se met alors à s’effondrer, mais que reste t-il alors de ce bonheur tant convoité?


 
Matrouchka qui n’a jamais appris à jouer aux échecs

 

 

Par Fée & Matrouchka - Publié dans : Juste des pensées - Communauté : Plaisirs d'écrire
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  • : La fée Gafette et Matroucka la Pipelette
  • : Une petite poupée russe aux multiples carapaces de bois, qui tente en vain de protéger son petit coeur... Sa petite fée aux ailes un peu froissées... Toutes deux peignent le monde de leurs mots
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Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.
[Isaac Newton]   

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