Et si c'était vrai...

Publié le par Fée & Matrouchka

Le ciel pleurait et le vent hurlait.

Allongée dans son lit, les yeux grands ouverts, elle réfléchissait sur la pénombre de sa vie.

De ses grands yeux de chat, coulaient des larmes de désespoir. Comment lui dire ?

Il était là, près d’elle, dormant comme un enfant. Le souffle même de sa respiration bruyante lui rappelait à quel point elle le détestait. L’envie de lui poser un coussin sur la bouche se faisait de plus en plus grandissante comme cette douleur qui martelait son cœur.

Boum, boum…son âme se serrait au plus profond d’elle. Elle voulait tant qu’on lui arrache sa peine pour enfin vivre en liberté !

 

Il fallait qu’elle prenne une décision, elle ne pouvait plus vivre dans l’illusion de leur couple, cela avait trop duré. Quatre années passées auprès d’un homme tellement égoïste qu’il n’avait même pas su voir qu’elle était une autre. Même leurs rapports sexuels étaient à l’image de leur couple, froids, fades, dénués de tout amour !

 

Elle devait se détacher de son passé pour vivre pleinement son futur dans les bras de celui qui avait fait chavirer son cœur quelques semaines auparavant.

Ses pensées n’avaient de sens que pour lui, cet inconnu au regard océan…

C’est en cours de sport qu’elle l’avait rencontré et à cet instant là, elle avait su ou plutôt son cœur avait su que c’était lui.

 

Une fraction de seconde, un regard puis…le coup de foudre !  Un feu d’artifice de mille couleurs sublimes pétillait dans son âme. Des picotements lui traversèrent  tout son corps, jusqu’à la pointe la plus sensible de ses doigts. C’était lui, elle le voulait, elle le sentait.

Mais ce doux rêve s’éteint quand en se retournant pour essayer de trouver le sommeil, il le vit, lui, son compagnon d’une vie trop dure à assumer.

 

Il fallait qu’elle en finisse au plus vite et qu’elle aille se plonger dans les bras de celui que son être réclamait. Sans concession, il ne voulait pas être un simple amant.

 

La nuit fut longue et agitée car le sommeil ne voulait pas semer de poudre de tranquillité sur elle.

 

Le lendemain, elle attendrait qu’il rentre du travail pour lui dire que c’était fini, que sa vie n’avait pas de sens à ses côtés, qu'elle ne valait plus la peine d’être vécue si c’était pour vivre loin de celui que son être attendait depuis déjà si longtemps.

 

Le lendemain, cet instant à la fois proche et si éloigné quant on attend de lui la délivrance du fardeau quotidien.
Le lendemain, celui qui fait languir des promesses de beaux jours.
L'horloge tounait, le tic tac s'entendait, se rallentissait et...elle était toujours là, les yeux grands ouverts percevant de sa vision nocture les ombres d'un présent muselé par sa peur.
Une boule de feu lui déchirait les entrailles enchainant ainsi à ses cordes vocales.

Elle voulait se libérer mais était atteinte du syndrome de stockholm.
Le lointain horizon d'une vie pourtant tant désiré se dessiner dans un flou aux couleurs pastel, il ne tenait qu'à elle de prendre le pinceau de sa destinée.

Demain, elle devait lui parlait!

A toi mon amour.

 

Matrouchka la pipelette.

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Publié dans Esquisses de nanas

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